
Je me suis finalement décidé à ripper mes CD les plus précieux et à numériser les pochettes. J’écoute désormais la musique à partir de fichiers et mon lecteur de CD est HS ; du coup, mes disques sont dans le grenier… Mais je veux conserver une trace des pochettes, pouvoir me plonger dans le visuel choisi par l’artiste (ou souvent par sa maison de disques, il faut le reconnaître) et, sans doute aussi, retrouver une part de l’excitation que j’ai ressentie en découvrant l’objet la première fois.
L’objet est une chose très importante. Il a une odeur, une texture, un poids, et ces attributs font partie intégrante de l’expérience. Qu’avons-nous avec un fichier FLAC ? Rien. Il en va de même pour les livres : un bouquin a une odeur ! J’adore l’odeur des livres ; elle varie énormément selon l’éditeur, l’époque de fabrication et, bien entendu, les conditions de stockage. Qu’avons-nous avec un fichier EPUB ? Que dalle !

Mais je m’égare. Retour au sujet du jour : Robert Plant. Voici un CD promotionnel américain distribué en 2005 à l’occasion du formidable album de Plant intitulé Mighty Rearranger. Il s’agit de mon album préféré du grand Robert. All the King’s Horses est, à mon avis, le titre le plus faible du disque, mais il a néanmoins fait l’objet d’un CD promo à l’époque. Je vous présenterai la version anglaise de ce disque dans un prochain message.
La chanson est acoustique, paisible et agréable, mais ne casse pas trois pattes à un canard — ni à aucun autre animal. Le CD propose un seul titre : une version raccourcie (edit) de la chanson. Le visuel est excellent et, rien que pour cela, il vaut l’acquisition du disque.
D’ailleurs, je ne me souviens plus comment j’ai réussi à me procurer cet objet qui est, en principe, interdit à la vente, car distribué gratuitement à la presse et aux radios à des fins promotionnelles. Ce doit être l’âge.
Forza Roberto !
15/20